l’ambon orné de noms de saints |
<<On ne demande pas au blé d’être fort quand on le broie mais de laisser le moulin en faire de la farine>>, disait Madeleine DELBREL. Je me rappelle encore ce jour inoubliable, le 15 mars 2020, qui mit horriblement fin à l’ordinaire de notre vie au séminaire à cause de la présence physique du corona virus dans le territoire burkinabé. Ce jour là, le discours relatif au mot de nos pères évêques au sujet de la covid-19, donné sur un ton comique par notre cher regretté formateur, Abbé Justin SAWADOGO, vice recteur, ne nous laissait point imaginer le pire. Pour parler dans un langage de Saint Paul, à vrai dire ce virus nous a fait beaucoup de mal. Ne dit-on pas que l’harmonie ne peut s’atteindre sans souffrance ni déchirement ? Aussi, Martin GRAY n’avait-il pas raison de dire que l’épreuve pour un homme, c’est le moyen de se connaître et de grandir. Mais aujourd’hui, 01/11/2020, après quelques mois de troubles, le séminaire de l’espérance semble gagner sa bonne température grâce à Dieu. Alors que le seigneur en soit magnifié ! En cette année académique 2020-2021, la Toussaint dans la cité de l’espérance se veut spéciale car elle coïncide avec un dimanche qui donne à la fois lieu à la première ouverture de nos messes aux fidèles de l’extérieur et à la possibilité de recevoir la visite après la messe !En toute probité, comme le psalmiste, je dirai que ce jour que fit le seigneur est un jour de joie et d’allégresse. Ainsi, c’est dans une ambiance festive que nous accueillons nos chers fidèles et en l’occurrence nos visiteurs. D’ailleurs, ils sont venus nombreux, joindre leur joie à la nôtre pour une plus grande joie et cela nous va tout droit au cœur.
Je ne saurai clore mon mot sans parler de l’essentiel pour un chrétien. Pour ce qui concerne le volet spirituel de cette journée de solennité, l’abbé Vivien Somda, qui est l’un de nos formateurs, a présidé à la célébration eucharistique. Alors que faut-il retenir de son homélie ? Loin de faire un résumé de son enseignement, l’abbé Somda nous a développé les Béatitudes qu’il considère comme un encouragement sur la route de sainteté, avant de nous exhorter à grouiller inscrire nos noms parmi la multitude des Elus car les saints ne sont que des pécheurs pardonnés. De plus, signalons-le, l’animation liturgique de par la qualité des chants, a favorisé notre relation à Dieu.
Au soir de ladite solennité, les différents terrains de sports se sont faits des lieux de fraternisation avant que nous ne prenions le rythme ordinaire de la maison. Dans cette soirée j’avais inéluctablement envie de dire comme un poète, ô temps suspend ton vol ! Sans être trop optimiste, au total, cette journée fût belle. Si le temps était réversible, c’est avec plaisir que nous allions revivre ces moments joyeux. Alors conscients de notre impuissance face au temps, nous demandons tout simplement à Dieu de nous donner la grâce de vivre des Solennités de toussaint encore et encore. Ainsi soit-il !
IRA Jean Louis Adama,
Philo III
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